Urinomorphe

Urinomorphe

mardi 25 octobre 2011

Discours d'un Urinomorphe Illuminé !

Hier soir, aux environs d'une heure du matin, un de nous, urinomorphes, assoupi par de nombreuses drogues, s'est brusquement éveillé et a prononcé un certain nombre d'insultes à notre égard et a ensuite émis un long discours à l'ensemble des auditeurs de l'Amphi A.

"Dorénavant, dorénavant, j'avalerai goutte ! J'avalerai goutte !
Sombres catins ! Putassiers fétides !
J'irai pisser sur les perrons des mères langoustes !"

Bref, des injures peu intéressantes. Quand, dans une vomissure d'urine digérée, il émit de lourdes paroles dans une théâtralité de gestes de rage éclairés par des yeux d'incandescence carbonique.

"Honte aux religions, honte aux religieux !
Je dirai même A mort les monothéismes, A mort les monothéistes !
A mort cette saloperie d'engeance !
Usurpateurs d'absolu... Profanateurs de la Vie, négationnistes du souffle vital.
Je connais le visage de ces gras et médiocres personnages !
Que leur peau soit blanc comme l'hostie, ou halé comme le sable sur lequel a marché leur prophète de pacotille, j'ai mis à jour leur escroquerie, j'ai mis à jour leur infamie !

Jamais, je ne pourrai pardonner leur désir de conquête, leur désir d'incarcérer la conscience d'autrui dans des carcans de morale malodorante !
Il nous faut nous libérer de cette morale culpabilisatrice, liberticide, injuste.
Il nous faut réduire au silence ces paroles religieuses qui ont légitimé les méfaits de l'homme sur la Nature, le constant vol capitaliste et le massacre d'autres hommes au nom d'une abstraction.
Ces paroles nous ont dénaturés, détournés d'une vérité pure et naturelle.
Comment pardonner ce mal ?
Je ne sais, mais je suis pas là pour concilier mais demander Vengeance. Vengeance. Vengeance. Justice.

Mettons- nous en guerre !
Cassons, brûlons, comme ils ont brûlé les civilisations antiques, leur livre, leur fondation, leur temple...
Il faut que cela saigne, comme une jugulaire tranchée par un coutelas.
Il faut que cela brûle, comme un coeur trépidant de passion.
Il faut que cela viole, comme une bouche demandant grâce.
N'oublions pas le calvaire des Aztèques!
N'oublions la calvaire des Mayas !
N'oublions pas le calvaire d'une Afrique et d'une Asie !
Inversons les rôles et soyons les bourreaux, les violeurs de ce Dieu, de ce peuple. C'est dans leur souffrance qu'ils auront l'illumination de leur imbécillité !"

2 commentaires:

  1. en avaaant résister c'est créer et créer c'est bruler, détruire, profaner le sacré !

    RépondreSupprimer