L'EGOUT
fumer à l'heure creuse
café,télé mélasse
odeur de moustique
à domicile, n'importe quand
réveil post rêves stupides
Sens tu le vide, le crocodile ?
pas de non technologie, donc embarras mais rien
vain mouvement ?
Cherche un urinoir
Une main, le grand urinomorphe
Vient de l'égout où le néant fermente
L'Université des Urinomorphes
Urinomorphe
dimanche 23 juin 2013
jeudi 17 mai 2012
L'immortel Urinomorphe prend la parole : L'envolée sauvage d'un oiseau domestique
Si un jour, dans un moment de dures paniques d'ennuies et intellectuelles, tu regardes Pierrot Le fou de Godard, tu y verras le travestissement filmique d'une Saison en enfer de Rimbaud.
Sois béni, Ange de la mer et du recyclage, les oeuvres passées se recyclent comme un pneu en sac.
Oui, possible, que je pourrais hurler devant une mer calme ou en furie.
La première fois que j'ai lu Rimbaud, c'était en 1797, j'avais déjà appréhendé sa venue, ses frasques et ses monuments à la vue de Babeuf sur l'échafaud, la tête au ciel vrillant ensanglantée et tombant dans le fond d'un panier d'osier.
Première lucidité ; et peut-être la dernière. Mais là, à la vue du sang giclant sur la foule, des vers, des phrases, des pans entiers de poèmes de Rimbaud malmenaient mon corps en le faisant frémir de volupté.
C'était des hourras de bateaux ivres sombrant dans les flots amazoniens, des festins de mal...Rimbaud, quoi !, dans mon sang vivant. Bref, j'ai senti sa puissance.
Dans le creux de mon abdomen s'ouvrait, alors, une plaie irrémédiable. Comme une sorte de vampire avide de sang, elle aspirait ma vitalité en me lassant de mon quotidien. Il lui fallait de l'air brut, un air d'ailleurs.
Je décidai, alors, d'arrêter le cours de cet ennui, en mettant fin à mes jours et à mon identité.
Sois béni, Ange de la mer et du recyclage, les oeuvres passées se recyclent comme un pneu en sac.
Oui, possible, que je pourrais hurler devant une mer calme ou en furie.
La première fois que j'ai lu Rimbaud, c'était en 1797, j'avais déjà appréhendé sa venue, ses frasques et ses monuments à la vue de Babeuf sur l'échafaud, la tête au ciel vrillant ensanglantée et tombant dans le fond d'un panier d'osier.
Première lucidité ; et peut-être la dernière. Mais là, à la vue du sang giclant sur la foule, des vers, des phrases, des pans entiers de poèmes de Rimbaud malmenaient mon corps en le faisant frémir de volupté.
C'était des hourras de bateaux ivres sombrant dans les flots amazoniens, des festins de mal...Rimbaud, quoi !, dans mon sang vivant. Bref, j'ai senti sa puissance.
Dans le creux de mon abdomen s'ouvrait, alors, une plaie irrémédiable. Comme une sorte de vampire avide de sang, elle aspirait ma vitalité en me lassant de mon quotidien. Il lui fallait de l'air brut, un air d'ailleurs.
Je décidai, alors, d'arrêter le cours de cet ennui, en mettant fin à mes jours et à mon identité.
vendredi 9 décembre 2011
Poème de Katy

Poète noir, poêtes d'HarlemPoêtesse blanche, poêtesses de Sapho
Poêtes d'Afrique
Poête d'Amérique
Emily Dickinson
Jazzmen de la Nouvelle Orléans
Aujourd'hui, le monde
Se réunit
Dans la post-colonisation
Dans la post-Industrialisation
d' East Timor à East Lansing
Au swing
d' Eminem
au Côte d'Ivoire
du chocolat blanc et du
chocolat noir, en imitant
le noir dessert
le désert noir et Bronze
où coule du sang
en feu, et du pétrôle, désir
d'Afrique
de la Chine
et d'Amérique
la Turquie
et la Russie
quand
est-ce
que

tous
seront
unis ?
Et l' Amérique
Latine, l'Australie
et l'Argentine et l'Antarctique,
le Groenland et
L'ourse
Sa banquise polaire !
Sauvons-nous, if u pleez !
mercredi 2 novembre 2011
mardi 25 octobre 2011
Discours d'un Urinomorphe Illuminé !
Hier soir, aux environs d'une heure du matin, un de nous, urinomorphes, assoupi par de nombreuses drogues, s'est brusquement éveillé et a prononcé un certain nombre d'insultes à notre égard et a ensuite émis un long discours à l'ensemble des auditeurs de l'Amphi A.
"Dorénavant, dorénavant, j'avalerai goutte ! J'avalerai goutte !
Sombres catins ! Putassiers fétides !
J'irai pisser sur les perrons des mères langoustes !"
Bref, des injures peu intéressantes. Quand, dans une vomissure d'urine digérée, il émit de lourdes paroles dans une théâtralité de gestes de rage éclairés par des yeux d'incandescence carbonique.
"Honte aux religions, honte aux religieux !
Je dirai même A mort les monothéismes, A mort les monothéistes !
A mort cette saloperie d'engeance !
Usurpateurs d'absolu... Profanateurs de la Vie, négationnistes du souffle vital.
Je connais le visage de ces gras et médiocres personnages !
Que leur peau soit blanc comme l'hostie, ou halé comme le sable sur lequel a marché leur prophète de pacotille, j'ai mis à jour leur escroquerie, j'ai mis à jour leur infamie !
Jamais, je ne pourrai pardonner leur désir de conquête, leur désir d'incarcérer la conscience d'autrui dans des carcans de morale malodorante !
Il nous faut nous libérer de cette morale culpabilisatrice, liberticide, injuste.
Il nous faut réduire au silence ces paroles religieuses qui ont légitimé les méfaits de l'homme sur la Nature, le constant vol capitaliste et le massacre d'autres hommes au nom d'une abstraction.
Ces paroles nous ont dénaturés, détournés d'une vérité pure et naturelle.
Comment pardonner ce mal ?
Je ne sais, mais je suis pas là pour concilier mais demander Vengeance. Vengeance. Vengeance. Justice.
Mettons- nous en guerre !
Cassons, brûlons, comme ils ont brûlé les civilisations antiques, leur livre, leur fondation, leur temple...
Il faut que cela saigne, comme une jugulaire tranchée par un coutelas.
Il faut que cela brûle, comme un coeur trépidant de passion.
Il faut que cela viole, comme une bouche demandant grâce.
N'oublions pas le calvaire des Aztèques!
N'oublions la calvaire des Mayas !
N'oublions pas le calvaire d'une Afrique et d'une Asie !
Inversons les rôles et soyons les bourreaux, les violeurs de ce Dieu, de ce peuple. C'est dans leur souffrance qu'ils auront l'illumination de leur imbécillité !"
"Dorénavant, dorénavant, j'avalerai goutte ! J'avalerai goutte !
Sombres catins ! Putassiers fétides !
J'irai pisser sur les perrons des mères langoustes !"
Bref, des injures peu intéressantes. Quand, dans une vomissure d'urine digérée, il émit de lourdes paroles dans une théâtralité de gestes de rage éclairés par des yeux d'incandescence carbonique.
"Honte aux religions, honte aux religieux !
Je dirai même A mort les monothéismes, A mort les monothéistes !
A mort cette saloperie d'engeance !
Usurpateurs d'absolu... Profanateurs de la Vie, négationnistes du souffle vital.
Je connais le visage de ces gras et médiocres personnages !
Que leur peau soit blanc comme l'hostie, ou halé comme le sable sur lequel a marché leur prophète de pacotille, j'ai mis à jour leur escroquerie, j'ai mis à jour leur infamie !
Jamais, je ne pourrai pardonner leur désir de conquête, leur désir d'incarcérer la conscience d'autrui dans des carcans de morale malodorante !
Il nous faut nous libérer de cette morale culpabilisatrice, liberticide, injuste.
Il nous faut réduire au silence ces paroles religieuses qui ont légitimé les méfaits de l'homme sur la Nature, le constant vol capitaliste et le massacre d'autres hommes au nom d'une abstraction.
Ces paroles nous ont dénaturés, détournés d'une vérité pure et naturelle.
Comment pardonner ce mal ?
Je ne sais, mais je suis pas là pour concilier mais demander Vengeance. Vengeance. Vengeance. Justice.
Mettons- nous en guerre !
Cassons, brûlons, comme ils ont brûlé les civilisations antiques, leur livre, leur fondation, leur temple...
Il faut que cela saigne, comme une jugulaire tranchée par un coutelas.
Il faut que cela brûle, comme un coeur trépidant de passion.
Il faut que cela viole, comme une bouche demandant grâce.
N'oublions pas le calvaire des Aztèques!
N'oublions la calvaire des Mayas !
N'oublions pas le calvaire d'une Afrique et d'une Asie !
Inversons les rôles et soyons les bourreaux, les violeurs de ce Dieu, de ce peuple. C'est dans leur souffrance qu'ils auront l'illumination de leur imbécillité !"
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